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Internet en chiffres

Aujourd’hui il n’est évidemment plus nécessaire de faire un dessin pour savoir de quoi nous allons parler dans cet article. Internet est néanmoins quelque chose de très récent: en 1989, alors que le monde voit naître la première version du web, le réseau avait été décrit commeVague, mais prometteur par Mike Sendal. Internet est avant tout un système permettant de relier tous ceux qui l’intègrent entre eux, d’où son surnom de toile ou web en anglais. Il faudra quand même attendre 1993 pour que cette technologie soit rendue publique et lui permette de connaître l'essor que nous lui connaissons aujourd’hui. Mais concrètement, internet, ça fait quelle taille ? Nous allons passer en revue dans cet article certains chiffres clés qui permettent d’estimer l’envergure de ce phénomène. 

Internautes

Tout d’abord qu’est ce qu’un internaute ? internetworldstats.com décrit l’internaute comme étant une personne de plus de 2 ans, qui s'est connectée durant les 30 derniers jours. C’est depuis cette définition que les statistiques suivantes ont été calculées. Ainsi, l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) publie qu’en 2017 le nombre d’internautes est d'environ 3,81 milliards. Ce chiffre représente 51% de la population mondiale, alors que 12 ans auparavant, en 2005, les internautes ne représentaient que 15% environ de la population globale, toujours selon l’UIT. Ces chiffres démontrent une croissance exceptionnelle du phénomène. Aucune autre technologie n’avait auparavant réussi à toucher autant de monde aussi vite. Elle est à la fois simple à mettre en place, facile d’accès et devient de plus en plus nécessaire à la vie de tout un chacun. 

Il subsiste néanmoins des inégalités face à l’accès à l’interconnection mondiale. En effet, les terminaux qui permettent de s’y connecter inondent nos quotidiens occidentaux, mais ne sont pas encore aussi accessibles dans les pays moins riches. Il est encore souvent nécessaire d’aller dans des cybercafés ou lieux connectés afin de pouvoir entrer dans le réseau. Et ceci se traduit par des différences non négligeables dans la répartition des internautes dans le monde. On recense ainsi, en 2014, 96,30% d’internautes dans la population Norvégienne tandis qu’on en compte pour la même année 0,99% en Érythrée ou 1,14% au Timor Oriental seulement. Certains projets comme Loon de Google ou encore Starlink de SpaceX cherchent à diminuer le coût infrastructurel d’internet mais ceux-ci sont encore en phase de développement et n’auront un réel impact sur ces statistiques que dans un futur non défini.

Jeff Ogden 5 Jan 2019

Pourcentage d'internautes par pays (par rapport au nombre d'habitants du pays).

E-commerce et publicité digitale

Internet est donc avant tout un réseau permettant une communication instantanée entre tous ses utilisateurs. C’est une plateforme d’échange. Et si au départ sa seule vocation était celle de transmettre des messages comme a pu l’être à son époque le télégraphe, il sert aujourd’hui des besoins beaucoup plus divers qui s’inscrivent toujours dans cette logique d’interconnection. Et comme tout domaine nécessitant des compétences spécifiques, l’économie s’en est emparé afin de développer les entreprises et en faire une ressource indispensable à la réussite d’une activité aujourd’hui. Parmi la multiplicité des fonctionnalités développées sur le réseau, deux grands secteurs se distinguent aujourd’hui comme les plus lucratifs. La publicité et le domaine du e-commerce.



La publicité

La publicité vit sur internet grâce à de multiples formes. La grande majorité du marché est aujourd’hui effectué par Google et l’achat de mots clés permettant de faire sortir son produit en premier dans les résultats de recherche. La publicité sur internet est parfois moins visible, en prenant la forme de contenus sponsorisés par des marques. Elle amène les réalisateurs à produire leur contenu en ligne, en mettant un prisme positif à l’égard de la marque qui leur a offert la possibilité de monétiser leur contenu. Youtube par exemple est une plateforme sur laquelle les vidéos des vidéastes à grande audience sont souvent portées par des plans de communication d’entreprise. Et on trouve aussi plus communément la publicité sous la forme de bandeaux publicitaires qui apparaissent sur l’écran des internautes durant leur navigation sur les sites de la toile. Chacun de ces marchés présentent des possibilités différentes de communication et des manières spécifiques d’adresser les audiences. Certaines entreprises publicitaires ne travaillent plus qu’avec les réseaux sociaux, leur permettant de cibler des audiences à haute granularité ou communiquent à grande échelle sur tous types de plateformes, afin de faire connaître une marque au plus grand nombre. 

Le chiffre d’affaire global de la publicité en ligne en Europe a atteint 228,44 milliards de dollars en 2017 selon eMarketer. Un chiffre qui représente une croissance de 19,1% par rapport à l’année précédente. Un tel taux de croissance est une rareté que l’on se doit de mentionner. Ceci est évidemment dû à la jeunesse du marché et aux opportunités qu’il offre, même s’il devrait trouver rapidement un point de stabilisation, c’est aujourd’hui un domaine qu’il faut observer. Les sociétés modernes sont aujourd’hui obligatoirement présentes sur internet si elles souhaitent faire connaître leur marque et donner de la confiance au public. On estime que les dépenses en publicité digitale devraient représenter près de 306,59 milliards de dollars USD à l’échelle mondiale en 2019.


E-commerce

L’autre domaine qui représente aujourd’hui le plus gros marché sur internet est le e-commerce. Le e-commerce ou vente en ligne, est un domaine qui est estimé à 2 304 milliards de dollars en 2017 toujours selon eMarketer. Ce marché qui lui est en hausse de 24,8% par rapport à l’année 2016. Porté par de très gros noms du domaine tel que Amazon, eBay ou Alibaba, la vente en ligne représente aujourd’hui 10,2% des ventes en détail dans le monde contre 7,4% en 2015.

Aujourd’hui, de plus en plus de sites e-commerce voient le jour en plus des leaders qui permettent d’acheter directement auprès de grossiste. Internet permet aux indépendants de distribuer leurs produits plus facilement et ainsi d’aller chercher des ventes en dehors de leurs cercles locaux comme cela a longtemps été le cas. 

Certaines pratiques ont vu le jour en profitant de cette nouvelle manne. Les sites de drop shipping permettent de vendre des produits en ligne, produits qui sont déjà vendus sur une autre plateforme, souvent offrant moins de visibilité. Ainsi, les personnes très performantes en marketing mais qui n’ont pas les moyens de produire directement peuvent mettre en place des sites internet qui vont voir leur audience grimper grâce à leur savoir faire, et pourront ainsi faire de la revente de produits qu’ils auront commandés à grand volume sur des marchés d’export, comme le marché asiatique par exemple. Certains de ses sites fonctionnent même sans avoir à gérer de stock, les commandes de leurs clients étant passées directement et de manière invisible sur le site du grossiste, cela leur permet de n’avoir que la plateforme web à gérer et tout le reste est laissé à la maîtrise du grossiste et de son système de gestion des livraisons. L’industrie du commerce électronique dans toutes ses formes devraient engendrer 4500 milliards de dollars en 2021 toujours selon les chiffres d’eMarketer.

Le marché français

Nous avons vu les chiffres qui se cachent derrière internet sur les marchés européens et mondiaux, mais qu’en est-il de la France ? Certains chiffres nous montrent que le besoin est bel et bien présent. En effet, la publicité en ligne en France atteint selon l’observatoire de l’ePub 4,9 milliards d’euros sur la seule année 2018. Ce qui positionne la publicité en ligne devant tous les autres médiums utilisés auparavant tel que la presse papier, la télévision ou tout autre méthode de communication. Mais il faut savoir qu’aujourd’hui les plus grosses parts du gâteau sont partagées par deux énormes acteurs de la scène internet : Google et Facebook, représentant à eux deux près de 94% de la croissance du secteur en France. Avec 45% de part de marché publicitaire, le search, et donc Google pour plus de 90% des cas, est le canal à plus grosse volumétrie sur le web. Pour préciser, le “search” consiste à identifier les mots clés sur lesquels vous souhaitez voir votre site être lié, c’est en fait un fonctionnement proche de l’emploi de meta tags sur votre site web. Ceci permettant d'optimiser le positionnement de votre site lorsqu’un visiteur potentiel entre un ou plusieurs mots clés que vous avez indiqué. Plus les mots clés sont demandés, et donc plus il y a de concurrence sur ces mots, plus le prix d’acquisition d’un visiteur va augmenter. 

Le display, l’affichage de bandeau publicitaire ou de courte vidéo promotionnelle sur des sites d'intérêts différents, la version moderne du panneau publicitaire sur les arrêts de bus, lui représente 40% de part du marché, dont la moitié est effectué par Facebook seul. C’est le segment avec la plus forte croissance avec +20% sur l’année pour 1,4 milliard d’euros d’investissement.

Les marchés à très forte croissance

La Chine

La Chine, avec son 1,3 milliards d’habitants dont le niveau de vie est en constante progression grâce à sa récente ouverture sur le marché, représente un bassin d’opportunités qu’il est très tentant d’envisager et qui semble même évident aujourd’hui. La croissance du PIB du pays est estimée à près de 7% au moment de la rédaction de cet article et promet donc des perspectives positives pour tout investissement dans cette cible. Mais malheureusement le marché asiatique est très complexe à adresser. De part sa culture très différente de celles européennes, mais aussi à cause de la présence dans les affaires du gouvernement chinois, qui bride l'essor des sociétés qui ne sont pas nées dans le pays ou qui ne sont pas dirigées par quelqu’un venant directement de leur territoire. De très grosses entreprises tel que Salesforce ont par exemple été contraintes de laisser la totale gestion de leur solution aux groupes chinois afin de pouvoir adresser le marché. Il est donc très complexe pour une entreprise occidentale de trouver des ententes avec les décideurs de cette zone afin d’y faire fructifier ses investissements. La solution la plus commode étant de travailler sur des partenariats avec des entreprises locales, mais il est très important de faire attention à la gestion des droits de propriété. En effet, il est commun que les produits se fassent copier rapidement lors de l’arrivée sur le marché. Et les copies étant originaires du territoire chinois, connaîtront par la suite une croissance beaucoup plus importante sur le marché.


Le continent africain

L’Afrique est le continent qui aujourd’hui présente les plus grosses perspectives de croissance, l’accessibilité à internet reste encore inéquitable dans son déploiement sur le territoire mais certains projets devraient permettre de réduire ces inégalités. Il est stratégique d’avoir adressé ce marché avant que celui-ci soit complètement développé et ainsi pouvoir surfer sur la vague de croissance que ce réveil du marché va produire. De plus, la francophonie est présente dans 31 pays d’Afrique, ce qui représente plus de 120 millions d’habitants. C’est pourquoi il sera plus simple pour une entreprise française d’aller adresser ce marché, de part la barrière de la langue qu’il ne sera pas nécessaire de franchir. Les autres états sont en majorité anglophone ce qui favorise tout autant l’implantation. La population de l’Afrique devrait avoisiner les 3 milliards d’ici 2050 selon des études démographiques récentes et deviendrait ainsi la zone la plus peuplée du monde.

Le marché qu’offre internet est plein d’opportunités, et nous vivons une période charnière dans laquelle le marché existe depuis suffisamment longtemps pour que le risque soit amoindris, mais reste relativement récent pour que de nouvelles pratiques puissent voir le jour et pour offrir une croissance élevé. Le fait que l’accès à cette technologie ne soit pas encore répandu sur tous les territoires permet aussi d’assurer une continuité dans les activités florissantes et d’imaginer des perspectives de croissance sur le long terme.